Cépage blanc
Romorantin
Le blanc oublié de Sologne
1 appellation française utilisent ce cépage
Le cépage
Le Romorantin est l'un des cépages les plus rares et les plus confidentiels de France. Cultivé presque exclusivement dans l'appellation Cour-Cheverny (Loir-et-Cher), il est littéralement en voie de disparition, quelques dizaines d'hectares seulement. La légende dit que François Ier l'aurait fait planter à Romorantin au 16ème siècle, rapporté de Bourgogne. Le cépage résiste mal aux maladies et est difficile à conduire, d'où son abandon progressif. Mais bien vinifié, il donne des blancs d'une longévité remarquable, avec une acidité tranchante et des arômes floraux et minéraux uniques.
Le sol
La règle : Le Romorantin a besoin d'un sol calcaire pour exprimer son acidité naturelle sans devenir agressif. Sur sol trop riche et trop fertile il perd son caractère distinctif.
Ce que le viticulteur décide
La règle : Le Romorantin demande de la patience, du vigneron et du buveur. Ne pas l'ouvrir avant 5 ans sur une bonne cuvée.
Dans le verre
Jeune (1–3 ans) → acide, austère, citron vert acéré, minéral. Presque agressif.
Intermédiaire (5–8 ans) → fleurs blanches, cire, miel léger, amande. L'acidité s'intègre.
Vieux (10+ ans) → complexité proche d'un vieux Chenin, noix, miel, épices. Remarquable.
Servir à 10–11°C.
L'accord
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Appellations qui mentionnent ce cépage
Ce qu'il faut retenir
Le Romorantin est l'un des cépages les plus rares de France, à Cour-Cheverny seulement.
Austère et acide jeune, il révèle avec 8–10 ans une complexité proche du vieux Chenin Blanc.
C'est un cépage de collection pour les amateurs curieux, une expérience que peu de gens peuvent faire.